Jamel Saihi, comment expliquez-vous l’élimination de Montpellier face à Reims en Coupe de France ?
On est parti en stage à Marbella (Espagne) en début de semaine. On a fait une grosse préparation physique en l’espace de cinq jours. Face à Reims, l’équipe n’avait pas récupéré totalement. On était loin d’être à 100% physiquement. On a quand même eu des possibilités de marquer mais on ne l’a pas fait. Rapidement, on a su que le premier qui allait marquer allait se qualifier.
Est-ce que ce premier couac peut vous affecter pour le reste de la saison ?
Non, on met cette défaite sur le compte de la reprise. C’est sûr qu’on aurait aimé aller un peu plus loin en Coupe de France. On va maintenant se concentrer pour le championnat et la Coupe de la Ligue.
Vous n’avez plus gagné depuis le 20 novembre…
Ça commence à faire long. Nos dernières prestations ne sont pas à la hauteur de celles vues en début de saison. Il y a un manque d’efficacité devant. On se procure pas mal d’occasions mais on peine à les concrétiser par manque de concentration et de confiance. Et quand on n’est pas capable de marquer, on n’est pas à l’abri de se prendre un but derrière. C’est ce qui est arrivé lors de nos derniers matchs.
Votre place de leader décrochée à Nice (dernière victoire de Montpellier le 20 novembre) vous a-t-elle causé du mal ?
Non, je ne pense qu’on ait trop calculé cette place de leader. On savait très bien que le championnat était serré. En même temps, on n’est pas très loin du wagon de tête, comme on n’est pas très loin de la zone de relégation. Il faut désormais repartir sur de bonnes bases et gagner le plus possible pour vite se maintenir.
Avez-vous des solutions pour remédier aux maux montpelliérains ?
Ce n’est pas un problème propre aux attaquants, même s’il est évident qu’ils sont moins en confiance en ce moment. C’est tout le collectif qui est visé. Une action part de derrière et passe par le milieu de terrain. Il faut continuer à travailler et surtout maintenir le nombre d’occasions qu’on a par match. Un jour ou l’autre, ça finira par rentrer. Il faudra régler ça face à Valenciennes.
« Le PSG, c’est la bonne surprise de la saison »
Spahic et Girard suspendus, Nicollin sanctionné. Montpellier dérange-t-il ?
Non, je ne pense pas que Montpellier dérange. On est juste une équipe avec du tempérament. Après, ça plaît ou ça ne plaît pas. On continue à jouer notre football le plus sérieusement possible sans tout mélanger. Les erreurs d’arbitrage, ça arrive et il faut les accepter. Ce sont les aléas du football. C’est avant tout à nous de faire le boulot sur le terrain et de marquer des buts. Jetrouve que la sanction de Spahic est lourde (ndlr : cinq matchs). Il va beaucoup nous manquer durant le mois de janvier.
Vous sortez d’une belle saison. Quel est l’objectif de Montpellier ?
Depuis le début de saison, l’objectif est clair : finir dans la première partie de tableau. On est toujours en course pour atteindre cet objectif. Maintenant, il faut rapidement se maintenir puisque c’est seulement notre deuxième saison dans l’élite.
La réception du PSG en Coupe de la Ligue tombe au mauvais moment…
C’est sûr. Le PSG, c’est la bonne surprise de la saison. Ils ont gardé une bonne ossature. On a pu le voir face à Lens avec cinq buts à la clé. Ce ne sera pas un match facile mais sur 90 minutes, tout est possible. On sera de notre côté sur-motivé. Le match sera plaisant pour nos supporters. A nous de faire un match sérieux.
D’un point de vue personnel, vous jouez de plus en plus après une blessure gênante…
Mon objectif, c’est d’être bien physiquement avant tout. Quand je suis à 100%, j’ai le niveau pour être titulaire. Il reste pas mal de matchs encore. Je compte en jouer le maximum et aider mes coéquipiers à aller le plus haut possible.
Comment voyez-vous votre avenir à Montpellier ?
C’est sûr que pendant la première partie de saison, j’ai connu pas mal de déception. Mais je le répète, à 100%, j’ai le niveau pour être titulaire à Montpellier. Je vais retrouver mon niveau pour aider ma ville de cœur. J’ai un contrat à respecter et je compte rester le plus longtemps possible. Après, si on ne me fait plus confiance, je voudrais vivre et connaître autre chose. Mais j’ai envie d’aller le plus loin possible avec mon club de cœur.
Interview réalisée par l’équipe rédaction de Foot365.com



