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[Exclu TF] : Benachour nous parle du PSG

 

Sélim Benachour
Sélim Benachour

Quel bilan fais-tu de ta formation à Paris ?
J’ai signé mon premier contrat espoir à 17ans. J’ai joué ma première saison en -17 nationaux, puis la deuxième saison, j’ai joué directement en CFA, j’étais l’espoir du club. Puis, j’ai signé mon contrat pro à 19 ans, d’une durée de 4 ans. Et la première année, j’étais prêté à Martigues en D2 pour m’aguerrir car entre la L1 et la CFA, il y avait un gouffre. J’ai fait une superbe saison avec Martigues où j’ai joué 34 matches et marqué 6 buts. Entre temps, en 2002, j’ai fait une Coupe du Monde avec la Tunisie .Ensuite, Luis Fernandez m’a demandé de revenir. Je suis retourné à Paris, c’était difficile de jouer. J’avais fait 6 mois avec le PSG et j’ai été encore une fois prêté au mois de décembre à Troyes. Après la CAN 2004 remportée avec la Tunisie, je suis revenu à Paris sous l’ère Halilhodžić. Il ne me faisait pas trop jouer. Laurent Founier est arrivé pour reprendre le flambeau. Conséquence, j’ai commencé à enchaîner les matches avec de superbes entrées. En fin de contrat, je n’ai pas été renouvelé.

Ne regrettes-tu pas le manque de confiance à ton égard de tes ex-entraîneurs au PSG ?
A Paris c’est simple, je n’ai pas eu le facteur chance qui m’aurait fait réussir. J’y étais durant une période assez délicate où des joueurs comme Ronaldinho, Areteta ou encore Okocha y évoluaient. Malgré tout, je dis Hamdouallah car j’ai quand même pu jouer quelques matches. Mon petit regret, c’est de n’a pas y jouer aujourd’hui. Paris fait beaucoup plus confiance aux joueurs issus du centre de formation. Une obligation presque au regard d’une trésorerie qui ne permet plus trop de recruter. Avec Kombouaré par exemple, j’en suis sûr que j’aurais été plus sollicité.

Le centre de formation du PSG est garni mais peu de jeunes réussissent. Une explication ?
C’est clair. A Paris, les gros joueurs éclipsent la jeune garde. Avec du recul, je me dis que j’aurais dû voir plus bas. Des équipes comme Metz ou Nantes qui font confiance à leurs jeunes, cela aurait été le top pour moi. Mais plus que jamais, Hamdoullah. Des amis qui jouaient avec moi en CFA se retrouvent aujourd’hui à travailler dans le BTP.

Justement, as-tu gardé des amis de ton époque parisienne ?
Oui, heureusement. Ces noms vous diront peut-être rien mais je suis resté en contact avec Khaled Kemas etAbdel El Kouraichi, joueur de Saint Malo en CFA2 aujourd’hui. Sinon, j’ai gardé quelques «potes» avec qui je converse régulièrement. Ils m’ont d’ailleurs tous félicité lorsque j’ai signé à Malaga.

Que s’est-il passé après le PSG ?
Je suis parti à Guimarães. Là-bas, j’y ai effectué la meilleure saison de ma carrière jusqu’à présent. J’ai disputé une quarantaine de rencontres pour un bilan de neuf buts et sept passes décisives. Je me sentais affûté physiquement et surtout, j’avais la confiance de mon entraîneur. J’étais un joueur clé et le public me portait dans son cœur. Seul bémol, on a fini par descendre en 2e division.

 

Interview réalisée par Abdel T. avec la participation de Tunisie-foot

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