PRESENTATION Quel est le poste que vous affectionnez le plus ? Et quels sont les postes où vous pouvez jouer ? J’aime jouer dans l’axe de la défense, libéro ou stoppeur, mais je préfère jouer stoppeur. J’ai aussi joué arrière droit avec Casoni et milieu récupérateur chez les jeunes. Quels sont vos qualités et vos défauts sur le terrain? Mes qualités sont que j’essaie de m’appliquer pour donner le ballon proprement aux milieux de terrain. Sinon, j’ai plusieurs défauts. Par exemple j’ai tendance à trop m’énerver sur le terrain et quand je m’énerve, je fais beaucoup de fautes et je ne suis pas dans le match. Comment êtes-vous arrivé au football? Toute ma famille aime le football et l’Etoile Sportive du Sahel, même ma mère et ma grand-mère. Depuis que je suis né, on me parle du football et de ce club. D’où mon amour pour ce sport. J’ai commencé à jouer au ballon devant la maison puis en club avec les jeunes à Msaken. L’ETOILE SPORTIVE DU SAHEL Quand et comment avez vous débarqué à l’ESS? En 1991, nous avons joué avec Msaken un match amical contre l’ESS. J’avais fait un bon match puis ils ont décidé de me recruter. Quels sont vos meilleurs et plus mauvais souvenirs avec l’ESS ? J’ai plusieurs grands souvenirs avec l’ESS : le premier, c’est quand j’ai signé mon premier contrat pro avec l’ESS juste après les Jeux Méditerranéens 2001, le deuxième est la victoire en Coupe des Vainqueurs de Coupe Africaine l’année dernière. Mon plus mauvais souvenir est la défaite en finale de Ligue des Champions perdue cette année contre Enyimba. Qu’est qui a manqué cette année à l’ESS pour gagner la Ligue des Champions ? Je pense qu’il manquait un peu de concentration surtout lors du match aller à Sousse qu’on a raté. Sans ce but encaissé à domicile, on aurait eu plus de chance de gagner mais malheureusement on l’a encaissé. Quels ont été les joueurs dans ce club qui vous ont le plus influencé et le plus impressionné? Pourquoi ? Il y a tout d’abord Zoubeir (Beya) parce qu’il a une mentalité incroyable. Il est très calme que ce soit dans sa vie familiale ou sur le terrain. Il y a aussi Kais Zouaghi qui est très gentil et très intelligent. Ces deux joueurs m’ont vraiment beaucoup impressionné. L’EQUIPE NATIONALE OLYMPIQUE ET A Les JM2001 ont permis au public tunisien de vous connaître, avez-vous vécu cette compétition comme un tremplin dans votre carrière ? Oui, c’était mon premier tournoi, ma première apparition en Equipe Nationale devant un grand public. Cette compétition m’a permis de faire ressortir mes qualités, ça m’a donné beaucoup de confiance en moi. C’est mon meilleur souvenir de footballeur jusqu’à maintenant. N’avez vous pas été déçu de ne pas affronter les meilleurs joueurs de chaque nation ? Oui, nous avons été un peu déçus. Certains joueurs ont été annoncés et on a joué contre d’autres. Mais bon, des équipes comme la France et l’Italie ont beaucoup de jeunes joueurs talentueux. Elles restent de grandes équipes surtout dans un grand tournoi comme celui-là. Nous avons d’ailleurs joué de très bons matchs contre ces équipes. Comment avez vous vécu la victoire finale de cette compétition? C’était comme dans un rêve, même quand l’arbitre a sifflé la fin du match je n’y croyais pas. Gagner une finale importante comme celle-ci contre l’Italie, c’était une première en Tunisie. C’était la première fois que notre pays remportait la médaille d’or aux Jeux Méditerranéen en football. C’était un grand évènement ici. Pour les matchs de qualification des Jeux Olympiques 2004, vous avez été relégué sur le banc par la paire montante Saidi-Hagui comment l’avez-vous vécu ? Je ne l’ai pas mal vécu, ils étaient plus en forme que moi. De plus, ils jouaient depuis longtemps ensemble dans les catégories jeunes. C’était normal que je reste sur le banc. Un joueur professionnel doit accepter toutes les décisions de l’entraîneur. D’ailleurs, moi-même, je trouvais que c’était mérité vu qu’ils jouaient bien dans leur club. Je n’ai pas de regrets. Quand l’entraîneur me demandait de jouer, je donnais le meilleur de moi-même et, si je restais sur le banc, ce n’était pas grave. Vous avez eu beaucoup de blessures depuis le début de votre carrière, comment l’expliquez-vous? Je ne sais pas, peut-être que l’année 2004 était une mauvaise année car en 4-5 mois j’ai subit 3 opérations. La première c’était un kyste méniscale. Après l’opération, j’ai eu une infection. Puis au bout d’un mois, j’ai dû faire une nouvelle opération. Après, j’ai eu une fracture au cinquième niveau du métatarse, c’était sûrement à cause du ménisque car maintenant je prends plus appuis sur la jambe gauche que sur la jambe droite. C’était aussi peut-être la fatigue et peut-être que je me repose mal. Vous avez raté deux des trois convocations en Equipe Nationale A, comment l’avez-vous vécu? Tous les gens me disent de ne pas aller en Equipe Nationale la prochaine fois car, à chaque fois que je suis convoqué, je reviens blessé dans mon club. Peut-être que c’est le hasard, je ne sais pas. Vous avez été privé de JO suite à une blessure en stage avec l’Equipe Nationale alors qu’en l’absence de Karim Saidi retenu par son club vous aviez toutes les chances d’être titulaire, comment avez-vous réagi ? C’était quand même prévu que je joue cette compétition malgré cette blessure. Mais le médecin de l’équipe m’a conseillé de ne pas jouer car c’était trop risqué pour mon genou. J’ai renoncé à la compétition. M. Maaloul m’a parlé et m’a dit que ce n’était pas la fin de ma carrière et qu’il me resterait encore des compétitions à disputer. J’ai accepté car, comme il l’a dit, ce n’était pas la fin de ma carrière. DIVERS Quel est l’entraîneur qui vous a le plus marqué depuis le début de votre carrière ? Je pense que c’est Jean Fernandez mais, de manière générale, tous les entraîneurs français parce qu’ils ont une mentalité très professionnelle, c’est ce qui manque aux tunisiens. Jean Fernandez était le meilleur mais il y a eu aussi Casoni. J’ai eu pas mal d’entraîneurs français dans ma carrière que ce soit en club ou en Equipe Nationale. Quels sont ou ont été vos joueurs préférés (Tunisiens ou étrangers) En Tunisie, il y a Zoubeïr (Beya) et Khaled Badra. Ces deux-là m’impressionnent beaucoup. Il y a aussi Kaïs Zouaghi. A l’étranger, il y a deux défenseurs que j’aime beaucoup, il s’agit Cannavaro et Pujol. Seriez-vous tenté par une expérience européenne tel Karim Hagui ou Karim Saidi ? Je joue actuellement avec l’ESS, je suis sous contrat avec ce club mais si j’ai l’opportunité de partir, pourquoi pas. On en discute parce qu’il y a des offres de l’étranger, mais c’est un peu délicat car l’équipe joue sur plusieurs tableaux: il y a la Ligue des Champions et le championnat. Je pense que, l’été prochain, j’aurai l’opportunité de partir à l’étranger. Un dernier mot pour les lecteurs de Tunisie-Foot J’essaie de travailler le mieux possible, pour satisfaire tous les gens qui me soutiennent et qui ont confiance en moi. Je vais faire de mon mieux pour satisfaire le public. Je vais aussi essayer de faire un effort sur le plan caractériel. Interview réalisé par Kerim



