

L’Angola affrontait à 17h00 au stade de Malabo les coéquipiers du buteur soudanais vedette Bashir pour confirmer leur victoire lors de la première journée face au Burkina Faso. Les Palancas Negras assumaient leur statut de favori en menant très rapidement au score par l’intermédiaire de l’indéboulonnable Manucho sur une percée à la 5ème minute d’une belle frappe qui se loge dans le petit filet du portier soudanais Akram. Main-mise de l’Angola sur le match ? Loin de là. Le but a eu le mérite de réveiller la troupe soudanaise qui s’est remise à pratiquer son football. Ce n’est autre que Bashir qui inscrit le but de l’ égalisation à la 33ème minute sur une belle tête entre deux défenseurs angolais suite à un bon travail de Mudather sur le côté droit. Au retour des vestiaires, c’est encore le meilleur buteur de la compétition Manucho qui se chargeait d’égaliser sur un pénalty obtenu par Djalmal. Les soudanais jouant souvent par contre, voyaient leur solidité défensive et rigueur tactique payaient puisque Bashir, encore lui, remis les pendules à l’heure à un quart d’heure de la fin du match. Malgré des occasions de part et d’autre sur le terrain, le score ne changeait pas. 2-2. Le Soudan quasiment éliminé peut encore croire en un miracle tandis que l’Angola a encore son destin entre ses mains.
Plus tard dans la soirée, la Côte d’Ivoire pouvait être qualifiée en battant leur adversaire du soir, le Burkina Faso, qui ne devait en aucun cas perdre pour encore faire rêver son peuple. Au stade Bata, l’objectif fixé a été atteint même si les éléphants étaient encore loin du niveau prédit et du statut de favori qui en découle. Si les buts ivoiriens ( Kalou 15e, Koné csc 82e ) ont été inscrits sur des erreurs de la défense burkinabaise maintenant habituelles, la troupe de Drogba laissait apparaître trop de flottements, et sans un excellent gardien Barry, le score et la tournure du match auraient pu être tout à fait différents. Fébrilité défensive et finition à revoir, le sélectionneur Zahoui doit encore faire travailler son équipe même si du mieux est à noter. Du côté du Burkina Faso, les Alain Traoré, Pitroipa et consorts se sont montrés trop inconstants et irréguliers pour espérer prendre le dessus. La troupe à Paulo Duarte n’a cependant pas à démériter de son match et il va falloir se remotiver pour sauver l’honneur face au Soudan.



