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[Expatriés] Ben Khalfallah pense au Mondial

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Fahid Ben Khalfallah, en pleine préparation avec son nouveau club Valenciennes, a livré une interview à nos confrères d’Europsort.

Il évoque les raisons de son départ de Caen, ses premiers pas à Valenciennes mais aussi ses ambitions avec la sélection nationale.

Ci dessous on partage avec vous les propos recueillis par Vincent BREGEVIN :

FAHID BEN KHALFALLAH, vous avez quitté Caen pour rejoindre Valenciennes. Ce n’était pas envisageable de reprendre avec le club normand en Ligue 2 ?

F.B. : Non. J’avais tellement travaillé pour connaître la Ligue 1 que je n’avais pas envie de retourner en L2. A partir du moment où j’ai eu l’opportunité de rester en L1 ça s’est fait rapidement.

Vous devez avoir un sentiment mitigé car Caen est descendu alors que vous, personnellement, avez réalisé une très bonne première saison au sein de l’élite…

F.B. : Oui, mais c’est surtout par rapport au potentiel de l’équipe. C’est du gâchis. On était ambitieux au départ et puis il y a eu un tas de petits de trucs qui ont fait qu’on est descendu. Mais ça m’a permis de connaître la Ligue 1, de faire parler de moi, et c’est grâce à ça que je suis devenu international. C’est vrai que j’ai un sentiment mitigé du coup. L’ambiance n’était pas terrible. Je retiendrai vraiment cette impression de gâchis car il y avait du potentiel. Sans exagérer, on avait le niveau pour finir dans les douze premiers.

Qu’est-ce qui vous a empêché d’atteindre ce classement ?

F.B. : On a fait un très bon début de saison les quatre premiers mois, on avait une bonne qualité de jeu. Après, il y a eu l’accumulation de plein de petites choses. L’ambiance s’est dégradée, le vestiaire était un petit peu divisé. On a que ce qu’on mérite. A un moment, quand on travaille moins, les équipes qui bossent sont devant. On s’est relâché.

Personnellement, cette dernière saison vous a permis de vous révéler. Avez-vous eu beaucoup de contacts cet été ?

F.B. : Oui, il y a notamment eu Saint-Etienne et Lens, des clubs qui ont pris contact avec mon agent. Mais l’entraineur de Valenciennes est le seul à m’avoir appelé personnellement. Il m’a appelé plusieurs fois, tous les jours pendant un moment, et m’a montré qu’il voulait vraiment travailler avec moi. A Valenciennes, il y a un super projet avec le futur stade. Ils ont construit un centre d’entrainement l’année dernière, le centre de formation a été amélioré. Et puis ils ont fini quatrièmes sur les matches retours, ça veut dire qu’il y a pas mal de qualité.

Quel a été le discours de Philippe Montanier pour vous convaincre de venir ?

F.B. : Il comptait vraiment sur moi. Il me connaissait depuis Laval, à l’époque où je jouais contre lui en National. Il était déjà intéressé quand Boulogne était monté en Ligue 2, mais j’avais déjà signé à Angers. Il a continué à me suivre et, comme il cherchait un milieu droit qui puise percuter pour cette saison. C’était le bon moment. Ça s’est fait rapidement. Il m’a aussi parlé du projet du club, qui est assez ambitieux.

A 26 ans, c’est un club qui peut vous aider à franchir un palier ?

F.B. : Oui. J’ai besoin de jouer, et d’avoir un entraineur qui me fasse confiance. Et puis Valenciennes a galéré au début de la saison dernière, mais après c’était l’une des meilleures équipes du championnat. C’est aussi un club sain qui évolue en L1 depuis plusieurs saisons. Ça signifie quelque chose.

A Valenciennes, vous découvrez un nouveau vestiaire. Comment se passe votre adaptation ?

F.B. : C’est un peu surprenant. Il y a quelques cadres comme Rafael Schmitz ou Nicolas Penneteau, mais personne n’hésite à parler et tout le monde se dit les choses. Je trouve ça bien. Steve Savidan, avec qui j’ai joué à Caen et qui a évolué à Valenciennes, m’avait dit que l’ambiance était exceptionnelle. Et c’est ce que j’ai découvert ici. L’an dernier, même quand ils étaient au fond du classement, ils ont toujours réussi à garder cette ambiance. Tout le monde s’investit. C’est un groupe très soudé. A Caen, c’était différent. Le vestiaire était divisé et l’ambiance pourrie. Quand je vois ce qui se passe ici, je comprends pourquoi Valenciennes s’est sauvé. C’est la première fois que je ressens ça. Tout le monde est au même niveau.

Sportivement, quel est l’objectif du club ?

F.B. : Faire mieux que l’an dernier en terminant dans les dix premiers. Il faut garder l’humilité de ce club et ne pas s’enflammer. On sait que ça peut aller vite, mais il ne faut pas avoir peur d’être ambitieux. Honnêtement, il y a pas mal de qualité. On va aussi essayer de surfer sur la dynamique de la fin de la saison passée.

Quel est votre favori pour cette saison ?

F.B. : Marseille. Ils ont fait un recrutement impressionnant et avec Deschamps je pense qu’ils peuvent gagner le titre. Et puis c’est le club que je supporte.

Outre la Ligue 1, il y a aussi des échéances internationales cette saison. Pensez-vous déjà à la Coupe du monde ?

F.B. : Oui, c’est dans un grand coin de la tête ! Franchement, quand on est gamin, on en rêve mais on se dit que c’est impossible… En septembre, si on ne perd pas au Nigéria, on aura quasiment un pied en Afrique du Sud. On y pense obligatoirement. Il y a aussi la CAN au mois de janvier mais franchement je ne pense quasiment qu’à la Coupe du monde. Si j’ai le bonheur de participer, j’aurais fait quelque chose que plein de grands joueurs n’ont jamais réussi. Ça me fait rêver. Et puis c’est la première Coupe du monde en Afrique, ça va être spécial.

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